Développement personnel

Dépendance affective : la comprendre pour mieux en sortir.14 min read

La dépendance affective est définie comme le fait de ne plus vivre pour soi mais pour autrui. Par manque de confiance en elle, une personne affectivement dépendante va s’effacer peu à peu afin de toujours chercher l’approbation des autres.

A priori, nous sommes tous concernés par la dépendance affective. Il y a bien sûr plusieurs niveaux dans cette pathologie. Les personnes concernées par son stade le plus avancé sont dans une souffrance permanente.

Comme toute pathologie, la dépendance affective n’est pas irréversible. Effectivement et comme souvent, la première étape vers la guérison est la prise de conscience et surtout la compréhension de ce maux.

Clever Culture vous accompagne dans votre bien-être. Découvrez dans cet article les différents types de dépendance affective, les signes pour la reconnaître et bien sûr des propositions pour en sortir.

Bonne lecture 😉

Les trois types de dépendance affective

Définition

Pour bien comprendre la dépendance affective, il est nécessaire de connaitre son origine et les différentes formes qu’elle peut prendre.

La dépendance affective peut être représentée comme un lien d’attachement trop fort et de soumission aux autres. Elle reflète une peur d’abandon ou de rejet.

Selon http://sante.lefigaro.fr, les personnes affectivement dépendantes soit se considèrent comme des incapables et ont alors constamment besoin de l’approbation des autres, soit ne se sentent pas aimées et développent un sentiment d’insécurité affective.

Le site https://nospensees.fr définit la dépendance affective comme une sorte d’addiction. En effet, elle peut provoquer des épisodes de dépression et de forte anxiété chez les personnes qui en souffrent lorsqu’un lien est rompu.

Toujours selon https://nospensees.fr, la dépendance affective peut se classer en trois catégories :

La dépendance affective de la famille

Cette première catégorie trouve sa source au travers d’une forte anxiété qui se transmet des parents aux enfants. Le cocon familial représente alors une bulle protectrice face à la peur du monde extérieur.

Dans ce contexte, il peut être difficile de devenir autonome et de développer sa confiance en soi.

En effet, en voulant surprotéger les membres de sa famille, on ne les arme pas suffisamment contre les épreuves de la vie. La famille devient un élément rassurant mais dans lequel on est enfermé.

La dépendance affective du couple

Il s’agit du type de dépendance affective le plus répandu.

Cette dernière tire à nouveau sa source dans un manque de confiance en soi. En effet, les personnes concernées sont persuadées qu’elles sont incapables d’être autonomes.

Ainsi, le/la conjoint(e) va représenter un soutien indispensable à leur bien être. Il/elle va incarner le rôle du protecteur et de celui/celle qui donne un sens à la vie.

Clever Culture - Problème couple

Bien entendu, cette relation est nocive. Elle est fondée sur une base de dépendance qui ne permet pas l’épanouissement du couple sur le long terme. En effet, la relation deviendra rapidement une relation de dominant/dominé.

La dépendance affective du milieu social

Ce dernier type de dépendance se traduit par le besoin d’être reconnu dans les différents environnements dans lesquels nous évoluons.

Un sentiment de mal-être peut alors survenir lorsque nous ne nous sentons pas acceptés ou valorisés.

Enfin et toujours selon https://nospensees.fr, les individus souffrant de dépendances affectives peuvent renier leurs croyances et leurs valeurs afin de correspondre à l’image voulue par le milieu.

La dépendance de ceux que l’on méprise est la plus insupportable. 

madeleine de puisieux (les maximes, réflexions et pensées)

Analyse et conséquences de la dépendance affective

Analyse

Le premier point qui ressort du paragraphe ci-avant est que la dépendance affective semble principalement venir d’un manque de confiance en soi.

En effet, les personnes concernées par ce maux existent au travers d’un contexte ou d’une personne. Elles se retrouvent ainsi démunies et dans un mal être psychologique lorsque leur paradigme change.

Selon https://www.passeportsante.net/fr, la dépendance affective, comme beaucoup de pathologies, provient de l’enfance. Ainsi, les enfants qui ont reçu peu d’attention et/ou que l’on a cherché à responsabiliser trop tôt présentent un terrain propice à la dépendance affective. Ces derniers n’ont en effet pas appris à se mettre en avant et font passer les intérêts des autres avant les leurs.

Récemment, j’ai entendu lors d’une formation professionnelle, que 64% des démissions viennent d’un manque de reconnaissance. Ce besoin d’être valorisé touche donc une grande partie de la population.

Cependant, selon http://sante.lefigaro.fr, seulement 2% de la population serait touché par une dépendance affective problématique.

Ainsi, il est donc judicieux de prendre des pincettes et d’admettre que selon le contexte de chacun, nous sommes tous plus ou moins affectés par les trois types de dépendance affective.

L’essentiel est que cette pathologie n’affecte pas notre quotidien. Il est en effet, à mon sens et dans une certaine mesure, honorable de faire passer les intérêts d’autrui avant les siens.

Conséquences de la dépendance affective

Lorsqu’on se penche sur la définition et l’origine de la dépendance affective, on imagine rapidement ses conséquences.

Le site https://psychocoach.blog4ever.com pousse l’analyse un peu plus loin. Il définit en effet qu’une personne affectivement dépendante utilise inconsciemment autrui comme un objet pour combler ses propres manques et répondre à ses propres attentes.

Ainsi, les relations qui en découlent sont uniquement basées sur la soumission ou la domination.

La soumission va se traduire par le fait de ne pas dire non, de se laisser malmener/manipuler ou encore de se laisser critiquer.

La domination peut se traduire par une jalousie excessive, un rejet de la vie et de l’opinion d’autrui ou encore le rabaissement de l’autre à un simple objet.

La dépendance affective : une pathologie mentale
La dépendance affective : une pathologie mentale

Enfin et comme évoqué ci-avant, les personnes souffrant de dépendance affective seront fortement impactées par un rejet. Elles pourront ainsi être tristes si un ami ne prend pas de nouvelles, être déprimées si le partenaire se détache ou encore être perdu sans l’approbation de leur famille. Leurs réactions seront disproportionnées face au comportement d’un tiers.

Les signes de la dépendance affective

Comment savoir si l’on est concerné et dans quelle mesure ?

Le coach Alexandre Cormont propose six signes pour déceler la dépendance affective :

  • Le besoin d’être constamment rassuré par les autres et d’avoir leur approbation. Le besoin de rester en contact permanent avec autrui.
  • L’incapacité à organiser ou prévoir quelque chose seul. Cela ressemble souvent à de l’amour ou à la vie en société. Cependant, le problème se pose lorsqu’on oublie ses envies et ses besoins au profit de ceux d’autrui.
  • Le manque ressenti d’une personne en très peu de temps. Poussé à son paroxysme, ce manque peut se transformer en jalousie excessive.
  • La peur constante qu’un de nos proches mettent fin à la relation amoureuse ou d’amitié. Cette dernière traduit un sentiment de ne pas être mérité et peut nuire à une relation.
  • Certains éléments du passé vous empêchent d’aller de l’avant. Ainsi, vous pensez à des échecs dans vos relations passées et essayez de vous protéger dans le présent avec un comportement souvent inadapté.
  • Vous êtes soumis. Vous n’osez pas dire non et n’exprimez pas de contradiction même lorsque vos valeurs sont bafouées. Je vous invite à découvrir ces dernières grâce aux différents tests de personnalités.

A nouveau, il est possible que vous vous reconnaissiez dans un ou plusieurs de ces éléments sans que votre dépendance affective soit problématique. En effet, l’essentiel est que cela ne vous affecte pas ou n’affecte pas autrui dans une mesure déraisonnable.

Un peu de liberté donne à notre âme de l’élévation et de l’essor. Un peu de dépendance augmente la douceur des communications, elle est le lien qui forme les sociétés. 

François de Reynaud de montlosier (Les mystères de la vie humaine)

A contrario, si ces éléments vous parlent et ont un impact significatif sur votre quotidien, vous êtes peut être atteint de dépendance affective problématique. Cet article peut alors contribuer à la première étape de la solution : la prise de conscience et la compréhension. Je vous invite par la suite à faire appel à un professionnel de la santé pour assurer un suivi adéquat.

Les solutions pour sortir de la dépendance affective

L’approche du travail sur soi

Les étapes

Le coach Sadrino Mancinelli du site reussir-ses-relations.com propose deux étapes pour sortir de la dépendance affective :

  • La première est bien sûr de prendre conscience de la pathologie et de l’impact qu’a cette dernière dans votre vie. Une fois cette prise de conscience réalisée, il vous faudra modifier votre comportement et votre approche lorsqu’une situation problématique se présente. Bien entendu, vous éprouverez de la réticence à cela. Un thérapeute pourra vous accompagner en douceur vers ces changements.
  • La seconde étape est un travail d’introspection afin de cerner quels sont les besoins que vous comblez avec la dépendance affective. Il peut s’agir du besoin d’amour, de reconnaissance ou d’estime (correspondant aux besoins de Maslow). Il s’agit ensuite de réapprendre à vous respecter et à vous aimer pour modifier votre relation à vos besoins.

Les outils

Ces étapes ont pour finalité de faire comprendre que le sentiment d’incapacité est un ressenti et non une réalité. Pour aider à cela, il est possible d’utiliser plusieurs outils :

  • Le premier, avec l’aide d’un ami ou d’un thérapeute, est l’établissement de petits objectifs simples qui vous permettront d’augmenter votre confiance en vous. Par exemple, planifiez d’aller acheter un vêtement seul dans un magasin ou de réaliser seul un rendez-vous engageant (dans une banque ou une assurance).
  • Le second, pour vous aider dans votre introspection, est la tenue d’un journal de bord et la pratique de la méditation. Le journal vous permet de poser vos pensées par écrit et d’identifier les moments de bien-être et de mal-être. La méditation vous permet de vous reconnecter avec vous même, d’écouter votre corps et de diminuer votre stress.
  • Enfin, comme souvent lorsque des relations sont malsaines, il faut envisager de faire le ménage dans votre vie. Cet exercice est difficile mais il peut être facilité en commençant des nouvelles activités ou un nouveau travail. Rencontrez des nouvelles personnes, vivez une vie équilibrée et redéfinissez vos objectifs. En bref, soyez dans une dynamique qui vous fait aller de l’avant. Pour vous accompagner dans cette démarche, découvrez le livre que nous vous avons concocté : Rédigez et résolvez votre formule du bonheur.

Voici une vidéo très pédagogique sur ce sujet :

www.youtube.com – Christèle Albaret

L’approche entrepreneuse

Il y’a une autre approche que je souhaite vous soumettre pour vous aider à combattre la dépendance affective.

Cette dernière consiste à modifier notre rapport à nous même et à celui des autres afin de constamment se focaliser sur la bonne réalisation de nos objectifs de vie. Cela représente la concrétisation de cette fameuse dynamique qui vous fait aller de l’avant.

La relation avec les autres devient une relation d’entraide mutuelle. Cette démarche est inspirée du livre Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent de Stephen R. Covey.

Le livre propose de travailler sur notre victoire privée puis sur notre victoire publique afin de construire des relations d’interdépendance.

L’objectif est bien sûr de vous donner des pistes de réflexion et non de simplement paraphraser le livre.

La victoire privée

Le premier élément qui mène à la victoire privée est la proactivité. Cette dernière représente un état d’esprit d’action et de réalisation plutôt que d’inaction et de regret.

Le livre invite à se focaliser sur son cercle d’influence et de ne pas s’empoisonner l’esprit avec des éléments que nous ne contrôlons pas.

Le second élément est la définition d’un cap, d’un énoncé de vie personnel. Les actions entreprises seront toutes cohérentes avec vos valeurs.

Ce dernier peut refléter votre caractère (bienveillant), vos contributions (associations) et vos succès (tirer les autres vers le haut).

Le troisième et dernier élément représente la capacité à prioriser ce qui doit l’être.

Ainsi, l’auteur invite à faire le tri dans toutes les tâches que nous réalisons afin de dégager un maximum de résultats et de bénéfices.

Se libérer de la dépendance affective.
Se libérer de la dépendance affective

L’association de ces trois éléments permet d’adopter un état d’esprit dynamique, constructif et efficace. Les satisfactions qui découlent de l’atteinte de nos objectifs augmentent la confiance en soi et le sentiment d’indépendance.

La victoire publique

Ensuite, l’auteur propose trois étapes pour développer des relations constructives et de confiance.

Le première est de toujours penser à des accords, des compromis gagnants/gagnants. Si aucun terrain d’entente n’est possible, il vaut mieux passer son chemin.

Cette philosophie intègre nos besoins et ceux d’autrui pour que personne ne soit lésé. Ainsi, les comportements de soumission ou de domination évoqués dans cet article tendent à disparaître.

La seconde étape propose de comprendre autrui avant d’essayer d’être compris. Cela consiste à se mettre à la place de l’autre, à voir le monde comme lui, avec ses filtres.

Si le partenaire tient un discours logique, il sera facile de le conseiller tandis que s’il tient un discours affectif, il suffira de l’écouter et de le comprendre.

La troisième étape propose de décupler les bienfaits d’une relation en profitant de la synergie des forces.

Chacun comblera les faiblesses de l’autre. Dans la vie personnelle, cela peut permettre de construire des projets sur des bases saines. Côté vie professionnelle, ce comportement favorise le travail en équipe et les résultats associés.

Enfin, l’auteur propose de travailler en parallèle sur nos quatre facultés fondamentales pour améliorer nos forces et notre état d’esprit. Découvrez l’article Nos quatre facultés fondamentales – Aiguisez votre scie pour aller plus loin.

Références et mot de la fin

J’ai voulu approfondir le sujet de la dépendance affective et proposer un article car je me sens concerné par ce problème. En effet, j’ai tendance à régulièrement ruminer mes phrases ou mes actions dans l’espoir de n’avoir froissé personne. Je souffre dans une certaine mesure de dépendance affective du milieu social.

En réalisant mes recherches, j’ai cependant constaté que cette pathologie représente une véritable souffrance chez certaines personnes. J’ai ainsi essayé de traiter ce sujet lourd pour certains d’entre vous de manière complète. Mon objectif est que cet article vous donne des éléments qui vous seront d’une aide réelle.

Il est toujours difficile de mettre des mots sur certaines souffrances. Ces chimères sont en effet sournoises car elles sont ancrées dans nos croyances. Nous vivons donc la plupart du temps avec en pensant que la situation est normale.

Et parfois, il suffit d’une lecture, d’une discussion pour prendre conscience du problème. Nous entrons alors dans une phase de compréhension puis de recherches de solutions. La guérison est la prochaine étape, il faudra cependant être fort et déployer des actions difficiles. Le résultat, votre bonheur, est la récompense et le combat en vaut la peine.

Les sources de cet article : sante.lefigaro.frnospensees.frwww.passeportsante.net/frwww.AlexandreCormont.com reussir-ses-relations.comLes 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent

Photo de couverture et images : https://pixabay.com/fr

Citations : www.mon-poeme.fr

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A bientôt et soyez heureux !

JB


En devenant adultes, nous devons apprendre à prendre soin de nos besoins, sans avoir « besoin » que l’autre les prenne en charge. En effet, quand nous sommes enfants, c’est à nos parents, à nos enseignants ou aux personnes qui accompagnent notre vie de prendre soin de nos besoins relationnels, d’en avoir le souci et de veiller à ce qu’ils soient respectés et comblés au maximum. Devenir adulte, c’est se séparer de cette dépendance-là ! 

jacques salomé (la ferveur de vivre)

4 réflexions au sujet de “Dépendance affective : la comprendre pour mieux en sortir.14 min read

    1. Bonjour Mélina. Merci beaucoup pour votre commentaire. J’ai flâné sur votre blog, j’ai adoré. Je ne manquerai pas de faire allusion à une de vos citations dans un prochain article 😉 Au plaisir

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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