Donnez de l'élan à votre carrière

Quand faut-il changer d’emploi ? Les signes révélateurs21 min read

Quand faut-il changer d’emploi ? Quels sont les signes révélateurs ?

Selon l’INSEE, une personne qui entre aujourd’hui sur le marché du travail changera d’entreprise en moyenne 4 à 5 fois.

Ce phénomène a été initié par la génération X et fortement amplifié par la génération Y. Outre les causes extérieures comme l’augmentation de la concurrence et la fermeture de certaines entreprises, les actifs privilégient davantage leur épanouissement professionnel. Avec la génération Z, l’éthique sera également un élément de plus en plus déterminant dans le choix de l’employeur (voir Les différentes générations : mieux les connaître pour mieux travailler avec).

Aujourd’hui, la grande majorité des travailleurs n’hésitent pas à remettre en question l’emploi qu’ils occupent. De plus, la mobilité est de moins en moins un frein, ce qui permet de multiplier considérablement les opportunités.

Clever Culture est un site dédié à votre épanouissement professionnel. Dans cet article, nous allons étudier les différents facteurs qui peuvent vous amener à vouloir changer de travail. L’objectif sera de les approfondir pour que vous puissiez disposer de tous les éléments nécessaires et ainsi prendre la meilleure décision pour vous.

Bonne lecture 😉

Très souvent un changement de soi, est plus nécessaire qu’un changement de situation.

Théodore Monod

Quand faut-il changer d’emploi pour le salaire ?

Selon le site www.capital.fr, le salaire reste la première raison évoquée pour un changement d’emploi (59%).

Le principe du salaria est d’échanger son temps contre de l’argent. Le salaire reste donc le nerf de la guerre dans le monde professionnel. Ce temps passé à travailler nous permet de nous loger, de nous nourrir, de nous divertir etc…

Plus de dépenses que de gains

La première réponse à la question : « quand faut-il changer d’emploi pour le salaire ? » est si ce dernier ne vous permet pas de subvenir à vos besoins.

Il y a bien sûr derrière cela beaucoup de situations personnelles très différentes. Par exemple, on peut citer le cas d’une personne qui s’en sortait bien financièrement jusqu’au divorce, le décès d’un proche ayant laissé des dettes, un cadre qui gagnait bien sa vie mais qui s’est totalement reconverti et se retrouve coincé avec ses crédits etc…

En changeant d’entreprise, selon votre secteur d’activité et votre catégorie socio-professionnelle, vous pouvez négocier entre 10 et 20% d’augmentation. La condition sera bien sûr de savoir valoriser votre expérience et surtout d’appuyer les éléments nouveaux que vous pouvez apporter. Avant d’en arriver là, il peut être bénéfique de discuter avec votre employeur actuel sur vos différentes perspectives d’évolution et leurs échéances.

Quoi qu’il en soit, il vous faudra au préalable déterminer le montant nécessaire en plus tous les mois pour sortir d’un déséquilibre dépenses/gains. Dans cet écart et pour vous rapprocher de la réalité du marché du travail, ciblez les dépenses quotidiennes qu’il est possible de supprimer. L’article Bien comprendre nos habitudes pour réussir à mieux les changer peut vous aider à modifier votre train de vie.

Clever Culture - Quand faut-il changer d'emploi ?

Le sentiment d’injustice, quand faut-il changer d’emploi ?

Ensuite, le second élément peut être le sentiment d’être sous payé par rapport à ses collègues ou au marché. Beaucoup de personnes peuvent ressentir cela dans les grandes entreprises qui fonctionnent par grille d’évolution, pour paradoxalement être équitable avec tout le monde. Selon le diplôme ou l’ancienneté, vous pouvez ainsi vous retrouver à faire le même travail que vos collègues avec 20% de salaire en moins.

Alors quand faut-il changer d’emploi ? Avant de conclure que votre salaire est bien inférieur à celui du marché, pensez à bien intégrer tous les avantages et primes. Une voiture, des plans d’épargne entreprise, des chèques vacances ou emploi peuvent, une fois cumulés, faire pencher la balance en votre faveur.

Dans ces grandes entreprises, quoi qu’il advienne, avec le temps, vous serez un jour dans le cas inverse. La question à vous poser est donc est-ce que vous envisagez votre carrière dans cette société ? Si oui, il est toujours possible de tirer profit des parcours internes proposés. L’important est de bien comprendre la culture d’entreprise afin de jouer les bonnes cartes. Pour vous aider, l’article Réussir au travail : 5 conseils efficaces vers la promotion proposent quelques pistes.

Enfin, en terme d’inégalité, il y a le cas délicat des discriminations salariales. L’actualité de certaines inégalités hommes/femmes en est un exemple. Le code du travail (article L3221-4) reconnait les trois critères suivants pour comparer le travail réalisé ( https://droit-finances.commentcamarche.com) :

  • les connaissances professionnelles découlant d’un titre, d’un diplôme ou d’une pratique professionnelle
  • les capacités provenant de l’expérience professionnelle
  • les responsabilités et les charges physiques ou nerveuses

Une inégalité salariale doit donc être justifiée par des raisons objectives et non-discriminatoires. Si vous êtes concerné par ce cas de figure, je vous invite, avant de passer par l’inspection du travail puis le prud’hommes, à vous rapprocher des RH de l’entreprise afin de régulariser votre situation. En cas de procès, sachez que c’est à l’employeur de démontrer l’objectivité des critères sur laquelle se base la différence de salaire.

La réalité du marché

Votre vieux copain exerce le même métier que vous mais avec un salaire plus élevé. C’est une situation qui peut être frustrante car elle vous donne l’impression de ne pas être rémunéré à votre juste valeur. Cependant, vos collègues sont à peu près au même niveau que vous. Alors quand faut-il changer d’emploi ?

La première chose à faire est de connaître la réalité du marché. Est-ce vous qui êtes en dessous de la moyenne ou votre ami qui est au dessus ? Difficile à savoir car beaucoup d’éléments entrent en jeu.

Vous pouvez commencer par vous renseigner auprès d’amis ou d’anciens collègues pour connaître la tendance. Ensuite, je vous invite à scruter les offres d’emplois qui vous correspondent pour savoir s’il y a un intérêt à envisager la concurrence.

Une autre manière pour avoir une bonne vision du marché est de vous rapprocher des cabinets de recrutement. Cela ne vous engage en rien. De plus, pour rester attrayants, ces derniers doivent suivre la réalité du marché.

Enfin, si vos recherches vous donnent raison, privilégiez toujours le dialogue avec votre employeur actuel avant de claquer la porte. Faites lui part de votre frustration tout en se mettant à sa place. En effet, gardez en tête qu’il doit faire vivre son entreprise et que les ressources humaines doivent lui rapporter plus qu’elles ne lui coûtent. Le dialogue est généralement ouvert car embaucher quelqu’un et le former demandent du temps et de l’argent à une entreprise.

Quand faut-il changer d’emploi pour la pénibilité ?

Toujours selon l’INSEE, plus on entre tôt sur le marché du travail et plus la pénibilité perçue est élevée et le demeure. Même si les techniques évoluent, l’évolution des conditions organisationnelles et ainsi une certaine intensification du travail rendent moins supportables des conditions auparavant tolérées.

Scores de pénibilités physiques dans le parcours professionnel selon les générations
Dossier – Les transformations des parcours d’emploi et de travail… – Corinne Rouxel, Bastien Virely
Scores de contraintes organisationnelles et psychosociales dans le parcours professionnel selon les générations
Dossier – Les transformations des parcours d’emploi et de travail… – Corinne Rouxel, Bastien Virely

Le code du travail définit trois critères de pénibilité :

  • les contraintes physiques marquées (manutentions manuelles de charges, postures pénibles et vibrations mécaniques)
  • l’environnement physique agressif (agents chimiques dangereux, milieu hyperbare, températures extrêmes et bruit)
  • les rythmes de travail (travail de nuit, travail posté et travail répétitif).

Les conséquences de la pénibilité au travail

Les conséquences de la pénibilité au travail se font surtout sentir sur le long terme. Ces dernières varient selon le type de contraintes auxquelles un actif a été exposé.

Concernant les contraintes physiques, le site https://www.travail-prevention-sante.fr présente les résultats d’une enquête démontrant que ces conditions augmentent de 32% le risque de maladies chroniques et de 42% la probabilité de devoir limiter ses activités à l’âge de la retraite.

Selon l’INRS, travailler en rythmes décalés impacte notre horloge interne. Sur le court terme, les effets peuvent être la prise de poids (car l’alimentation a tendance à être plus grasse), le développement d’habitudes addictives, des pathologies lombaires et bien sûr les risques inhérents à la fatigue. De manière moins répandue, il est également possible de souffrir de diabète de type 2, d’hypertension artérielle voir d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.

Enfin, le fait de travailler sous pression la majorité de sa carrière augmente de 78% le risque d’épisodes dépressifs et de 92% celui de troubles anxieux généralisés. Ces chiffres conséquents démontrent l’intérêt de réduire aux maximum les risques psychosociaux (RPS) dans les entreprises. Le code du travail exige aux employeurs de prévenir ces RPS, cependant, par nature, ils sont parfois difficiles à cerner. Les RPS ne sont pour l’instant pas considéré comme un facteur de pénibilité.

Quand faut-il changer d’emploi ?

Quand faut-il changer d’emploi lorsqu’on réalise un travail pénible ? Je pense que la réponse est propre à chacun et dépend du niveau de pénibilité de l’emploi.

La croissance et le changement peuvent être douloureux, mais rien n’est plus pénible que de rester coincé quelque part où tu ne veux plus être.

Mandy Hale

Il y a à mon sens deux situations qui doivent amener à réfléchir sérieusement à l’éventualité d’un changement d’emploi :

  • la première est l’impact sur votre vie sociale. Par exemple, si vous travaillez dans un environnement bruyant et que vous êtes malgré vous exécrable avec vos proches après le travail, cela peut, à terme, impacter vos relations. De la même manière, si vous êtes constamment en déplacement ou en travail posté et que vous « croisez » simplement vos proches, cela peut également avoir des conséquences. C’est alors à vous de placer le curseur et de prioriser selon vos préférences (un travail passion versus votre vie privée).
  • La seconde est bien sûr l’impact sur votre santé à court et long terme. Mon avis sur la question est plus tranché ; la santé avant tout. Notre emploi n’est qu’un élément parmi d’autre de notre existence. Même si ce dernier peut être très important à vos yeux, il ne le sera jamais autant que votre vie.

Quand faut-il changer d’emploi pour plus s’épanouir ?

En avant propos, découvrez la vidéo de Franck Nicolas qui traite du sujet du changement d’emploi en insistant sur le sens que l’on donne à notre travail :

www.youtube.com – Franck Nicolas – 5 signes pour quitter son job

Donner du sens à son travail

Est-il important de donner du sens à son travail ? Le site https://www.parlonsrh.com développe le sujet de manière très intéressante en s’appuyant sur une étude du cabinet Deloitte (décembre 2017).

Sans paraphraser simplement l’article, on constate que la définition de sens au travail est propre à chacun. En effet, certains trouveront du sens dans leur travail individuel (actions réalisées au quotidien), d’autres dans la réalisation d’un travail collectif et d’autres dans les valeurs portées par leur entreprise.

Il est intéressant de noter que pour 81% des sondés le travail est une source d’épanouissement et qu’il est une passion pour 69% des personnes interrogées. Ces chiffres plutôt élevés sont encourageants et démontrent que la majorité des personnes intègre leur épanouissement dans le choix de leur métier et/ou société.

Quand faut-il changer d’emploi si votre travail n’a pas de sens à vos yeux ? Selon moi, la vigilance est de mise lorsqu’on commence à avoir l’impression de subir son activité. En effet, notre motivation aura alors tendance à baisser au fur et à mesure que le temps passe ce qui accroîtra encore notre sentiment de mal être au travail. Si vous êtes dans ce cas de figure, l’article 5 outils de motivation efficaces pour réussir vos projets vous donne quelques outils pour rester motivé.

Pour améliorer votre situation sans changer d’emploi, commencez par comprendre ce qui vous motive au travail : faire quelque chose d’utile, travailler en groupe… Une fois cet élément identifié, il sera alors plus simple de cibler des actions à mettre en oeuvre pour améliorer votre situation.

Être cohérent avec ses valeurs

Vous vous entendez bien avec vos collègues, vous êtes satisfait de votre salaire et vous vous sentez utile, cependant il y a quelque chose dans votre fort intérieur qui fait que vous ne vous sentez pas épanoui.

Il est possible que votre travail ne soit pas cohérent avec vos valeurs. Les valeurs représentent des croyances et se matérialisent par des objectifs qui motivent nos actions. Le site http://www.psychomedia.qc.ca propose un test et présente les résultats des travaux du psychologue Shalom H. Schwartz qui définit dix neuf valeurs universelles classées en quatre catégories :

Les 19 valeurs selon la théorie de Shalom H. Schwartz
http://www.psychomedia.qc.ca

Pour approfondir ce travail d’introspection, l’article Comment trouver sa voie professionnelle : 3 méthodes efficaces vous propose de travailler sur :

  • la méthode des ancres de carrière développée par Edgar H. Schein qui définit que nous possédons tous une ancre fondamentale qui régit notre personnalité et nos actions
  • le test Myers Briggs Type Indicator (MBTI) qui est un outil permettant de connaître notre type psychologique
  • la théorie des intelligences multiples développée par Howard Gardner qui permet de connaître nos forces et nos faiblesses ainsi que notre manière d’appréhender les différentes situations.

Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

Dalaï Lama

En améliorant la connaissance de soi, de ce qui nous anime et nous indigne, il est plus facile d’identifier les sources de mal être potentiel au travail. Quand faut-il changer d’emploi à partir de ces éléments ? Dans un premier temps, il est conseillé, avec cette connaissance, de modifier au possible nos actions / comportements quotidiens pour se rapprocher au maximum de notre personnalité. Si cela n’est pas possible, il sera difficile de s’épanouir car notre personnalité et nos croyances sont profondément ancrées en nous et elles sont très difficiles, voir impossible, à changer.

L’acquisition de nouvelles connaissances

Pour terminer sur les éléments qui nous épanouissent au travail, nous allons développer le point de l’apprentissage de nouvelles connaissances. Ce dernier comprend le développement de connaissances techniques (ou métier) et de connaissances comportementales (voir Quelles sont les différentes soft skills et comment les développer ?).

Le développement de soi

En quoi est-ce important ? Tout d’abord, il est toujours bénéfique d’être dans une dynamique de développement permanent. En apprenant, nous prenons conscience de certains éléments et sommes ainsi amenés à nous remettre en question pour nous améliorer. Même si la routine est sécurisante, elle peut devenir pesante sur le long terme.

Améliorer ses compétences

Ensuite, le fait de développer son savoir faire et son savoir être renforce nos compétences professionnelles. Les conséquences seront l’amélioration de notre niveau d’expertise, de nos relations (en comprenant mieux le fonctionnement d’autrui et de soi-même) et de nos compétences transverses qui sont très prisées en cas de souhait d’évolution.

S’épanouir

Enfin, il se peut que vous vous découvrez un réel intérêt pour un nouveau sujet. Alors pourquoi ne pas continuer à se faire plaisir en l’approfondissant et même en l’imaginant comme profession ? Il est de moins en moins rare aujourd’hui de rencontrer des personnes qui ont radicalement changé de carrière dans leur vie.

Quand faut-il changer d’emploi ? Sur cette partie, ma réponse sera moins objective que sur les autres. En effet, la finalité de Clever Culture est de vous accompagner à vous réaliser personnellement et professionnellement : « Tout est accessible à tous« . En conséquence, si vous ne vous sentez pas pleinement épanoui aujourd’hui, je ne peux que vous encourager à déterminer ce qui vous rend heureux et de déployer les moyens nécessaires pour y parvenir.

« Levez la tête ! Il y a tellement d’opportunités, de choses à apprendre, de gens à connaitre qu’il est inconcevable de passer sa vie enfermée au même endroit à faire tous les jours la même chose. C’est un peu comme avoir un merveilleux jardin avec tous les arbres et tous les légumes qui existent et de manger des pommes toute sa vie. Vos pensées limitantes vous diront : « Mais si je n’aime pas les carottes ? Y-a-t-il des loups près des tomates ? Je me sens en sécurité près de mon pommier. ». Préférez-vous rester près de votre pommier et vous morfondre ou découvrir toutes les richesses du monde ?« 

Extrait du livre Rédigez et résolvez votre formule du bonheur.

Quand faut-il changer d’emploi pour les relations ?

Comme développé dans l’article Comment s’accepter et s’aimer ? Ce qu’il faut savoir, l’Homme est une espèce sociale. Nous avons besoin de trouver notre place dans la société et de reconnaissance pour être épanoui.

Selon le site https://www.petite-entreprise.net, une bonne ambiance au travail est indispensable pour quatre salariés sur cinq. Alors, quelles sont les répercussions d’une bonne ambiance et d’une mauvaise ambiance sur le lieu de travail ?

Conséquences de l’ambiance sur la performance

Ce n’est pas anodin si aujourd’hui les entreprises tendent vers un management participatif et recherchent des profils empathiques, ouverts d’esprit et bienveillants. D’autres vont même plus loin en créant des postes de « Chief Happiness » ou « Happinness Manager » dont les missions sont de faciliter la vie des équipes et/ou d’améliorer la satisfaction client et l’ambiance générale.

En effet, une bonne ambiance développe la cohésion d’équipe, la confiance et ainsi une meilleure synergie dans la vie d’un service. Ces aspects améliorent la performance et la gestion de problèmes ou de crises.

En revanche, une mauvaise ambiance engendre de la méfiance, des comportements individualistes et n’est ainsi pas profitable dans une entreprise où les personnes doivent œuvrer dans un même but. Elle a un impact direct sur la communication entre les collaborateurs, le turn-over, l’absentéisme et même la fréquence des accidents de travail.

Même si le manager a un rôle clé dans le développement d’une ambiance saine, il est important de garder en tête que chacun a un rôle à jouer pour améliorer/maintenir cette dernière. Je le répète souvent mais pour générer des comportements bienveillants à son égard, il faut commencer par être soi même bienveillant avec les autres (voir La loi de l’attraction).

Clever Culture - Quand faut-il changer d'emploi ?

Impacts personnels de l’ambiance

Une mauvaise ambiance sur le lieu de travail peut avoir plusieurs conséquences sur le bien être personnel des collaborateurs.

La première conséquence est la démotivation. En effet, cette dernière est engendrée, entre autres, par des conflits/rivalités, un manque de reconnaissance ou encore un sentiment d’isolement. Un collaborateur démotivé deviendra irascible, sera moins productif et sera moins présent (arrêts maladie). Ces comportements peuvent freiner son évolution ou, poussés à l’extrême, remettre en cause son contrat de travail.

Ensuite, le mal être au travail se retranscrit malheureusement dans le cercle familial. En effet, malgré les conseils qui nous disent « le boulot c’est le boulot et la vie privée c’est la vie privée », nous restons des êtres d’émotion et non de logique. Un état d’esprit triste ou frustré ne disparaît pas comme par magie une fois le seuil de la maison franchi.

Enfin et parfois, le mauvais climat social peut être la porte ouverte a des comportements plus extrêmes comme le harcèlement moral, les violences verbales et les incivilités. Les RPS (Risques Psychosociaux) augmentent avec des impacts directs sur la santé mentale et physique des collaborateurs. Ces derniers ont un impact personnel très fort chez les personnes qui en sont victimes. Lorsque le conflit est passé et que la victime a réintégré un cadre plus sain, le temps nécessaire à se reconstruire est long et les conséquences sur la vie professionnelle et privée sont lourdes.

Quand faut-il changer d’emploi ?

Quand faut-il changer d’emploi à cause de mauvaises relations professionnelles ? La réponse n’est pas binaire car les relations sont complexes.

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire d’aborder une prise de recul. En effet, nous traversons tous des moments difficiles et nous les gérons différemment. Ainsi, une situation qui semble tendue peut s’améliorer avec le temps. Il y a des jours avec et des jours sans, vous n’êtes pas responsable et souvent vous ne pouvez pas y faire grand chose (voir le cercle des préoccupations dans Comment trouver le bonheur : Découvrez 5 astuces faciles et efficaces).

Mon expérience m’a montré qu’il est surtout essentiel d’exprimer les choses que l’on ressent (toujours avec respect bien sûr). Même si de petits conflits surviennent sur le moment, ces derniers sont toujours plus constructifs qu’une situation de non-dits qui met petit à petit des distances entre les personnes.

Je le dis souvent sur ce site mais le travail peut et doit être un lieu d’épanouissement. Si pour vous de bonnes relations sont indispensables à votre bien être et que le climat de votre entreprise vous pèse au quotidien alors la réflexion de changer d’entreprise ou de service est pertinente. Il peut aussi être intéressant de voir de quelle manière vous pouvez améliorer les relations de votre service à votre niveau.

Enfin, si certains éléments vous affectent profondément et qu’il y a des conséquences sur votre vie personnelle et/ou votre santé, le changement de cadre devient urgent. Certains signes doivent vous alerter comme des remarques de votre entourage, une démotivation quotidienne, des insomnies ou même un sentiment léger de déprime (qui risque d’évoluer).

Clever Culture - Quand faut-il changer d'emploi ?

Références et mot de la fin

J’espère que les différents éléments de cet article vous ont permis d’avancer sur votre réflexion. C’est une démarche personnelle qui prend parfois du temps. L’intérêt de cette dernière est qu’elle nous amène à réfléchir sur nous même et nous permet donc de mieux nous connaître.

Le monde professionnel est un environnement complexe. Nous avons tous des attentes différentes de ce dernier. J’aime définir chaque métier, chaque entreprise, chaque service comme un micro-univers qui possède son propre paradigme et ses propres règles. Lorsqu’on est à l’intérieur, on a parfois l’impression que ce dernier est unique. Cependant, il en existe un nombre incroyablement grand et je suis sûr que quelque part, il y en a un qui vous correspond parfaitement. Il faut « juste » le trouver…

Et pour vous, quels sont les aspects les plus importants au travail ? Souhaitez-vous partager votre expérience ou d’autres éléments qui peuvent mener à un changement d’emploi ? Exprimez-vous dans les commentaires.

Vous avez aimé ? Merci de partager cet article et de vous abonner pour ne rien manquer.

Photo de couverture et images : https://pixabay.com/fr

Citations : https://citations.ouest-france.fr

Découvrez également les autres sujets traités par Clever Culture sur notre Blog

À bientôt et soyez heureux !

JB


L’amour, les rencontres, le changement sont-ils le fait du hasard ? Notre conscience use de mots pour répondre à cette question, mais peut-on tout expliquer avec raison ? Comment mettre en mots ce qui est ineffable, indicible à nos sens ? C’est peut-être là que nous devons écouter notre cœur, notre existence intérieure, l’immanence divine que nous portons tous en nous, cette petite étincelle de joie et de chaleur qui nous guide sans que nous ne maîtrisions rien. Celle-là même qui nous fait faire parfois ce que nous considérons comme des folies, sans savoir que celles-ci sont essentielles à notre épanouissement, sans savoir qu’elles décident d’un nouveau chemin que nos pas emprunteront, en toute confiance, vers le changement inéluctable, et sans doute aussi, indispensable. Telle la plante qui se meurt en hiver pour ressusciter au printemps, à chaque rencontre essentielle de notre vie, c’est un peu de nous qui meurt, c’est un peu de nous qui renaît, toujours dans le dessein de nous réaliser un peu plus, par une meilleure connaissance de soi.

Christophe Comte

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.